» Cortège « : le poème du jour de … Pierre

Nul besoin d’en dire plus long pour que vous compreniez la raison de mon absence sur les blogs…

A mardi prochain… si l’ombre des cyprès m’ignore jusque là…

Pierre

 

Au suivant …

 

Image du net modifiée par Pierre

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Cortège,

 

En cortège derrière

le dernier qui s’en va,

que tu sois Paul ou Pierre

tu y penses déjà :

 « Le prochain … ce sera moi ? »

 

Doucement tu chemines

et l’ombre des cyprès,

voyant que tu rumines

t’enveloppe de près

et, dans un murmure elle te susurre :

 « Il est possible que ce soit toi ! »

 

Pour le coup tu frissonnes

et tu presses le pas,

tu rejoins la colonne

évitant le faux-pas

en te marmonnant tout bas :

 

« J’ai le temps … j’ai encore le temps

… le temps de ne pas être devant. »

Pourtant

… pourtant … tu sens

… tu sais

que l’ombre des cyprès a quelques vues sur toi.

 

                                               Pierre Dupuis

 

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Le poème du jour : « Les cris » … d’après le tableau d’Edvard Munch … par Pierre !

Il est certain que ce tableau et ce poème font froid dans le dos mais…  il faut de tout pour faire un monde et il existe des atrocités bien pires que celle-là…

 

Préambule :

Il y a dans ce tableau

quelque chose qui glace les os.

Une symbiose maléfique,

un assemblage pathétique,

quelque chose de pernicieux.

Quelque chose comme … un suaire

… un suaire gluant,  froid et vicieux

qui, sournoisement,

comme des sables mouvants,

enveloppe les êtres de façon tentaculaire.

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  Le cri Evard Munch

« Le cri », tableau d’Edvard Munch

Les cris,

 

Au diapason

… ils sont au diapason.

Lui, le personnage,

elle, la nature.

Il n’y a pas un cri

… il y a des cris !

Qui provoque l’autre ?

Qui entraîne l’autre ?

Et ça crie !

Et ça dure !

Profonde déchirure

amorce de rupture

et le vide en dessous.

Ça tourbillonne,

ça frôle la torture

… c’est la torture !

Ça va droit dans le mur !

Seule perspective,

unique perspective :

la dérive

… la dérive encore

… la dérive et la mort.

 

Et ces deux-là qui s’éloignent

et ces deux-là, sourds au drame

… n’entendent-ils point ?

N’entendent-ils point 

ou … encore debout

sont-ils déjà morts ?

                   

                                            Pierre Dupuis

Déjà publié !

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Rébus : réponse au petit rébus dominical de … Rotpier !

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Réponse pour le rébus :

Je viens de la mettre sur le billet d’avant … « rébus » ! 

 Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !

 

Et pis c'est tout Rotpier

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Le petit rébus dominical de … Rotpier !

 

Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

Juste comme ça, pour se dégourdir

un peu les neurones !

Petite aide au rébus

(les champions s’en passeront !) :

 

C’est un rébus-interrogation que je soumettrais à l’aînée de mes petites filles qui a encore 3 ans d’études avant d’être avocate ! … Je pense qu’elle sourira quand elle aura la réponse car je ne suis pas certain qu’elle soit bonne en rébus ! 

Il y a bien sûr des jeux de mots !

1ère ligne, dernière image : le serpent fait toujours  » s  » ! ( les autres aussi: c’est leur manie ! )

2ème ligne, 1ère image : un  » – – – « … de sable ou d’autre chose ! 2ème image et en direct :  » ti  » ! … Oui mes titis !

3ème ligne, 1ère image : la sale bête pique … avec une lettre de changée vous avez la réponse ! 3ème image : quand son nez s’allonge, il   »  – – – –  » … quand c’est autre chose on ne sait pas ! ( l’autre aussi ! )

4ème ligne, 1ère image : 0,5 Km/h c’est très  » – – – –  » !

6ème ligne, dernière image : autre nom pour un bus !

8ème ligne, 1ère image :  un  » – – – – –  » de blé après la moisson ! 

10ème ligne, avant-dernière image : une  » – – –  » vue d »en haut ( d’un balcon par exemple ! )

12ème ligne, 2ème image : petite, la sale bête est lente !

Dernière ligne, 1ère image : le mec est balèze ou très   » – – – –  » ! 2ème image : cette boite imitait le cri de la vache !

Et pis c’est tout !

A vous de jouer ! Il est assez court et assez facile me semble-t-il … juridiquement parlant ! 

 

Réponse :

Est-ce que, statistiquement parlant, un mécanicien nouvellement incarcéré a plus de chance qu’un autre d’obtenir une levée d’écrou pour vice de forme ?

 

 

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Jean Ferrat : « Au printemps de quoi rêvais-tu ? » … Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

« Au printemps de quoi rêvais-tu ? »

« Jean Ferrat »

 

… En mai,  fait ce qu’il de plait !

 

 

 

Au printemps de quoi rêvais-tu ?

 

Au printemps de quoi rêvais-tu?
Vieux monde clos comme une orange,
Faites que quelque chose change,
Et l’on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu?

Au printemps de quoi riais-tu?
Jeune homme bleu de l’innocence,
Tout a couleur de l’espérance,
Que l’on se batte dans la rue
Ou qu’on y danse,
Au printemps de quoi riais-tu?

Au printemps de quoi rêvais-tu?
Poing levé des vieilles batailles,
Et qui sait pour quelles semailles,
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille,
Au printemps de quoi rêvais-tu?

Au printemps de quoi doutais-tu?
Mon amour que rien ne rassure
Il est victoire qui ne dure,
Que le temps d’un Ave, pas plus
Ou d’un parjure,
Au printemps de quoi doutais-tu?

Au printemps de quoi rêves-tu?
D’une autre fin à la romance,
Au bout du temps qui se balance,
Un chant à peine interrompu
D’autres s’élancent,
Au printemps de quoi rêves-tu?

D’un printemps ininterrompu

 

 

Bon partage !

 

 

Rotpier

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Les hululucubrations des chouettes Chouettes du Rotpier : un poil d’humour à plumes !

Certains ont leurs Zozios, le Rotpier a ses chouettes Chouettes !

Elles sont féminines ou masculines  et assez BCBG… quoique !

Il leur arrive fréquemment de se voler dans les plumes sans ménagement ! 

 Elles sont, selon les circonstances, sentencieuses, drôles, percutantes, graves, irrévérencieuses, taclantes et même parfois … grivoises, mais toujours en utilisant un vocabulaire respectueux… enfin presque !

Le Rotpier l'homme qui murmurait (2)

Les hululucubrations abracadabrantesques

des chouettes Chouettes du Rotpier

 

 

 

Signature Rotpier

… Je vous chouette une bonne distraction

… et une bonne journée !

 

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Le poème du jour : « Mon ami le mur, » de … Pierre

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Il y a des mûres sur les murs

et des murmures derrière les  murs

et des tas d’autres choses c’est sûr

plus ou moins claires et même obscures

Mais on y voit aussi l’azur !

Alors, je vous propose un poème déjà publié et en ces temps-là, j’étais … au pied du mur !

 

Le dicton du jour :

 « C’est au pied du mur qu’on voit le garçon »

 

 

Mur

Image du net

 

Mon ami le mur,

 

En lui faisant la courte échelle,

je n’étais pas très innocent,

j’avais vu que la demoiselle

avait un beau tempérament !

 

Le tissu de sa minijupe

était vraiment très riquiqui,

elle en était – pour sûr ! – pas dupe

et en dessous c’était exquis !

 

J’ai cultivé la maladresse

faisant semblant de la lâcher,

ma main a glissé sous ses fesses

et a rampé sans la fâcher !

 

Poussant plus loin mon avantage,

j’ai vérifié qu’elles étaient deux !

Quant à leur ligne de partage :

j’ai failli me crever les yeux !

 

Nous avons perdu l’équilibre,

le mur que nous voulions franchir

nous a glissé : « Vous êtes libres,

il vous reste à vous affranchir ! »

 

C’était un mur plein de sagesse

qui connaissait les amoureux

et à son pied la mousse épaisse

formait un lit des plus moelleux !

.

Nous cultivions l’obéissance

– il fallait bien obtempérer ! –

nous avons fait mieux connaissance,

sans chercher à se modérer !

 

J’ai fait beaucoup de courte échelle

et le mur m’a toujours aidé,

quand je changeais de demoiselle

il ne semblait pas offusqué !

 

Mon vieux mur est toujours solide,

je viens le voir de temps en temps,

moi je ne suis plus si valide :

ma courte échelle a fait son temps !

 

A chacune de mes visites

il me dit invariablement :

« Tu n’amènes  plus de petite,

ça me plaisait énormément ! »

 

Il est vraiment resté robuste

mais sa tête part à vau-l’eau :

Alzheimer ! Ce n’est pas juste !

Même les murs ont leurs fardeaux !

 

Un jour je viendrais le rejoindre

ne sachant plus très bien pourquoi,

en observant la lune poindre

nous n’auront plus le moindre émoi !

 

Il sera temps que je trépasse,

je ne veux pas de ces fauteuils

où l’on dépose, où l’on entasse

des corps déjà en demi-deuil !

 

J’aimerais bien que l’on m’enterre

au pied de mon fidèle ami,

un peu de mousse, un peu de terre :

qu’irais-je faire au paradis ?

  

                                                  Pierre Dupuis

Déjà publié, légèrement remaçonné ! 

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