Saint-Saulge et ses légendes : un billet préparatoire avant celui intitulé : « Fable Saint-Saulgeoise » … par … Pierre Dupuis

Ce billet est conçu pour vous permettre de mieux appréhender celui qui s’intitulera :

 « Fable Saint-Saulgeoise »

 La présentation de Saint-Saulge est reprise à partir du site : http://www.tourismesaintsaulge.com

C’est le site du Syndicat d’Initiative du canton de Saint-Saulge.

Vous pouvez consulter ce document
beaucoup clairement sur le site indiqué !
 
Les photos des légendes (prises sur les plaques de rue de Saint-Saulge) sont de moi-même. Les textes des légendes sont repris intégralement à partir du petit dépliant intitulé : « Un circuit … et des légendes » disponible au Syndicat d’Initiative où l’accueil est excellent !
  

 Les légendes de Saint-Saulge

 

Légende N°1

Hôtel de la lune ou La route de Bourges :

 

 

– Oh là ! Arrêtez don ! V’ allez t’y à Borzes ?

– Oui montez, il reste encore de la place

parmi les ballots !

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Légende N°2

Les réverbères :

– Nous, maire de la commune, après avoir constaté

de visu ; arrêtons :  que vu qu’on ne peut pas

arrêter les gamins de casser les vitres des

réverbères, on les remplacera par du fer blanc !

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Légende N°3

La vache qu’a fait un pompier :

 

– Eh m’an, vin don voué, nout vache

ai fait un drôle de viau !

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Légende N°4

L’âne qui boit la lune :

– Eh m’an, vin voué, vin voué, dépêche tai !

– Qoué don.

– Lai bourrique veut boué la lune.

– ‘rcule lai malheureuse !  rcule lai !

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Légende N°5

Election du maire :

– Le premier qu’attrape en’ perne

sera noumé Maire ;

– Eh ! la tint moué ;

– Fais don voié l’noyau.

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Légende N°6

Les lapins :

– Brigadier, pendant l’incendie sois prudent

et laisse toujours un pendore à la

gendarmerie et le clapier fermé

à double tour.

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Légende N°7

Les cordeaux de laine :

– Ç’ ot i qu’à vlon démoli nout église

mossieur le garde champêtre ?

– Nanni  mé Perrette c’est paur l’outer

d’ai coutié de lai chousé

de la merde de chien.

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Légende N°8

La vache sur le clocher :

 – Le fourrage est si rare c’ t’ année

qu’ faut rien laisser perd’ , i vont monter

sû l’église le vache du Tenni pou

l’y fé brouter l’harb’.

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Légende N°9

La nouvelle pompe :

– Heuseument qu’ j’ons une pompe

aspirante et arfoulante, avec ça on

tue le feu dans les bâtiments, et on

peut vide le caniviau quand’y tombe d’ l’iau

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Légende N°10

Les deux feux :

– Capitaine, le feu est encore à Saint-Bennin.

– Cré Dieu de feu ! J’on qu’une pompe :

allez-y dire que l’entretenint, j’irons

quand ce sera éteindu ici.

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Légende N°11

Le tacot :

– Oh ! Lai vilaine invention pour écraier

le pour monde !

j’étains pu qu’nous deux !

Quouéqui va don dev’ni à c’t’heure

sans mon petit coissot .

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Légende N°12

L’étang de Ranceau :

 – Dites donc mon brave, c’est bien

dans cet étang que l’on plante des pistolets

pour récolter des fusils ?

– Que nanni Môssieu, yot ici l’étang

qu l’an abreuve les voyageux.

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Pour bien comprendre l’origine de ces légendes, je vous mets, en copié collé, la page du site du Syndicat d’initiatives  que vous pourrez consulter plus en avant pour d’autres recherches en cliquant sur le lien ci-dessous !

 

http://www.tourismesaintsaulge.com/Main.aspx?numStructure=80083&numRubrique=475013

 

De l’esprit, les Saint-Saulgeois n’en manquaient pas…! En 1715, les mémoires de Jérôme DEPARIS (Curé de Saint-Saulge de 1710 à 1719) révèle que ce serait la Princesse Marie de Nevers qui, au commencement du XVIIème siècle aurait lâché quelques plaisanteries qui furent révélées plus qu’elle n’aurait voulu. Pour d’autres elles seraient attribuées à Lazare DEPARDIEU, procureur du Roi, homme ingénu.
L‘une des plus authentiques, est celle de « la vache qui fit un pompier », méprise d’un enfant de 4 ans, qui fut vite rancontée et propagée. D’autres légendes viennent s’ajouter au patrimoine cultutel « les pistolets qu’à l’étang on planta », « l’église qu’on déplaça avec un fil de laine, etc… sans oublier notre très célèbre vache sur le clocher, illustrée sur cette reproduction. Toutes ces légendes ont été immortalisées en cartes postales au début du siècle et sont très prisées des collectionneurs. Vous pourrez trouver les reproductions de ces cartes postales, ainsi qu’un guide complet sur ces légendes, en vente au Syndicat d’Initiative.

La Vache sur le clocher

Elle est le symbole de la pérennité de l’élevage dans le canton. Lors d’une sécheresse exceptionnelle, les verts pâturages disparurent momentanément et une histoire est née, s’est transmise, racontée comme suit:

« Le fourrage ô si arre c t’année que ne faut rin laisser perdre. In vont monter chut l’église lai vache de Tenni pôur l’y fé brouté l’harbe. »

Où la voir? Quand? Au-dessus du portail de l’église mais certainement pas en hiver. « Blanchette » fut descendue du clocher carré pour prendre place au-dessus du portail d’entrée de style flamboyant. Elle mobilise les regards en particulier deux fois par an, lors de sa descente, au moment où les brumes d’automne enveloppent le massif de Saint-Saulge et lors de sa réinstallation au printemps. En mai, une foule très nombreuse applaudit chaque année la réapparition de la blanche silhouette familière. Elle est promenée lentement dans les rues du bourg avant de reprendre sa place estivale et d’être célébrée lors d’une fête conviviale. Cette cérémonie, immuable depuis 1914, est connue hors des frontières du canton et du département.

 Prochain billet : la fable tirée de ces légendes par mon cerveau très perturbé !

 Pierre Dupuis ou Rotpier : c’est au choix !

 

A propos Pierre

Professeur à la retraite
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5 commentaires pour Saint-Saulge et ses légendes : un billet préparatoire avant celui intitulé : « Fable Saint-Saulgeoise » … par … Pierre Dupuis

  1. althmama dit :

    Moué j’aime bin l’lapin qu’è aussi grand que l’cincî.

    Cé comm’ el’ grenoule qui veut s’fé aussi grosse que l’boeû, vin dieu !

    J’aime

  2. Bernadette dit :

    J »aime bien aussi ces petites légendes mais je ne connais pas l’endroit. Il faudra que je me renseigne plus tard…
    Merci pour les liens.

    J’aime

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