Nogent en Haute-Marne, un haut lieu de la coutellerie. Un poème de vacances de Pierre : « L’épopée de Jeannot de Nogent, »

 

Second devoir de vacances !

Bon, celui-ci a été long à venir

mais … le voici !

 

Image du net modifiée

 

L’épopée de Jeannot de Nogent,

 

Préambule :

 

Je m’en vais vous conter l’histoire

d‘un certain Jeannot de Nogent,

ce qu’aucun livre, c’est notoire,

n’a pu vous relater avant !

 

Les érudits vont bien sourire

en lisant cette affirmation,

je subodore qu’ils vont dire :

« Si c’était vrai, nous le saurions ! »

 

Afin de ne fâcher personne

je vais me fendre d’un aveu :

très souvent mon esprit s’adonne

à ce genre de petit jeu !

 

J’ai donc créé de toutes pièces

ce personnage haut en couleurs,

pas du tout à l’emporte-pièce

mais au contraire en fignoleur !

 

Clin d’œil à la coutellerie,

qui pour le coup m’a inspiré,

bannissez toute fâcherie

… surtout celle à couteaux tirés !

 

Je vais vous brosser son portrait

en y glissant, sans fourberie,

des mots, des termes qui on trait

à cette grande confrérie.

 

Le jeu est de les dénombrer,

dans le fond c’est assez commode,

je les ai juste saupoudrés

sans utiliser de méthode !

 

Tous les gens de la profession

ou bien ceux qui s’y intéressent,

trouverons sans complication,

j’en suis certain, je le professe !

 

L’histoire :

C’était il y a très longtemps,

dans la campagne Haute-Marmaise,

dans les années mille huit cent,

quelques brigands prenaient leurs aises.

 

Dans le pays de Bassigny,

haut lieu de la coutellerie,

un homme aidant les démunis

défiait toute gendarmerie.

 

Il avait appris à Nogent

dans une très vieille boutique

l’art de fabriquer, exigeant,

des couteaux de style authentique.

 

Riches fermes ou bien châteaux

recevaient souvent sa visite,

les fermiers et les hobereaux

lui cédaient leur bourse très vite !

 

Ces gens-là en avaient bien peur

et certains connaissaient les affres

car s’il n’était pas un tueur

il laissait souvent des balafres !

Un poinçon de fabrication,

toujours placé sur la joue droite,

pour forger sa réputation :

publicité ma foi adroite !

Portrait :

 

Profil en lame de couteau

mais pas de petite virole,

on apercevait le pommeau

d’un surin … pas du Laguiole !

 

Sur crâne un chapeau rivé

comme une mitre sur la tête

d’un évêque ou bien d’un curé

du temps où ils faisaient la fête !

 

Des yeux clairs et un teint recuit,

des nerfs d’acier, une conscience,

un assez petit gabarit

mais une impression d’efficience !

 

Un caractère bien trempé

avec du tranchant à revendre,

pas du genre à vouloir ramper :

plutôt se battre que se rendre !

 

Petit mais du genre retors,

regard balayant l’assemblée,

prêt à bondir comme un ressort

et à en découdre d’emblée !

 

Absolument hors de question

pour lui d’être pris pour un manche,

au couteau il était champion :

parfois il fallait que ça tranche !

 

Dans le genre Robin des bois,

mais sans flèche, juste une lame, 

un étui mais pas de carquois

et le succès auprès des femmes !

 

Il était très souvent à cran

quand il côtoyait la misère,

le manque d’équité flagrant

entre les gens, selon leur sphère.

 

Il tint pendant presque vingt ans

tête à toute la bourgeoisie

puis tomba dans un guet-apens

ourdi par pure jalousie.

 

Il fut trahi par un ami

qui n’apprécia pas que la femme

qu’il aimait en catimini

puisse lui déclarer sa flamme !

 

Balles contre simple couteau :

pas une seule ombre de chance !

Sa lame resta au fourreau,

c’était plié, perdu d’avance !

 

Le jour où il fut enterré

la place était noire de monde,

les pauvres étaient désespérés

des lieues et des lieues à la ronde !

 

Tel était Jeannot de Nogent,

un brigand mais une grande âme,

providence des pauvres gens,

rêve secret de bien des dames !

 

                              Pierre Dupuis

 

   

Cet exercice est terminé,

ai-je réussi mon ouvrage ?

Vous qui l’avez examiné,

que pensez-vous du polissage ?

 

Battre le fer quand il est chaud

est une excellente devise,

je ne dis jamais « peut me chaut ! » :

si vous le voulez … je révise !

 

Mais …

 

Je pense que ce court récit

est dans l’ensemble assez crédible ?

Dans tous les cas : un grand merci

pour m’avoir lu … j’y suis sensible !

 

 

 Couteau le Nogentais (image du net)

 

A propos Pierre

Professeur à la retraite
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2 commentaires pour Nogent en Haute-Marne, un haut lieu de la coutellerie. Un poème de vacances de Pierre : « L’épopée de Jeannot de Nogent, »

  1. Bernadette dit :

    Je ne connaissais pas la coutellerie de Nogent juste celle de Laguiole mais j’ai tout lu et apprécié sauf la fin tragique de cette fine lame qui ne devait pas souvent jouer les seconds couteaux!

    J’aime

    • rotpier27 dit :

      Bonsoir Bernadette !

      Merci beaucoup ! Ah ! La vie est dure pour les héros !

      Nous avons visité le musée de la coutellerie de Nogent et nous nous sommes rendus dans un petit atelier de coutellerie où l’artisan travaillait encore tout seul.

      Bonne soirée,

      Pierre

      J’aime

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