Avant dernier devoir de vacances :  » Le moulin de la Boulaye,  » … un poème de Pierre !

 

Un autre poème sur ce moulin qui me plait beaucoup !

 

DSC00254 (2)

Photo personnelle

Préambule :

A vous qui êtes les hôtes de ce lieu chargé d’histoire, écoutez … écoutez bien ou … lisez-moi …

 

 

Le moulin de la Boulaye,

 

Et si ce gîte avait une âme ?

… il en a une c’est certain !

Concentrez-vous, écoutez bien

… vous l’entendrez je le proclame !

 

Il faut du calme et du silence

et énormément d’attention

pour entrer en conversation

et recueillir ses confidences.

 

Il faut aussi qu’il ait confiance,

dans le passé il a souffert,

l’abandon ressemble à l’enfer

… il en a vécu l’expérience !

 

Moi qui ai eu le privilège

de recueillir ses souvenirs,

tout ce qu’il a pu ressentir,

me taire serait sacrilège !

 

Pour ceux qui n’auraient pas la chance

d’entrer en contact avec lui,

je vais vous brosser aujourd’hui

sa vie, sa mort, sa renaissance.

 

Qui mieux que lui pourrait décrire

tout ce qu’il a pu endurer,

aussi je le laisse parler

et en douceur je me retire.

 

xxxxxxxxxxxxxx

 

« Je suis né par le fait des hommes

pour un travail bien défini

qu’ils réalisaient jusqu’ici

comme de vraies bêtes de somme !

 

Pour obtenir de la farine

il fallait broyer très très fin

toute une variété de grains :

la poudre devait être fine.

 

L’homme avait inventé les meules

tournées par lui ou un cheval,

ce n’était déjà pas si mal

au vu des aïeux et aïeules !

 

L’idée de la force hydraulique

fut un progrès très ingénieux

et vite on rechercha des lieux

où implanter les mécaniques.

 

Un étang ou une rivière

à proximité d’un chemin

avec des fermes pas trop loin,

voilà les conditions premières.

 

La Boulaye a vu ma naissance,

après les essais convenus

mon premier meunier est venu

et nous avons fait connaissance.

Nous sommes entrés en symbiose,

nous nous sommes appris par cœur

pour fabriquer avec ardeur

de la farine en virtuoses !

 

Nous avions une renommée

de sérieux dans tout le canton,

moi le moulin, lui le patron :

la confiance était proclamée.

 

Mais les hommes ont la vie brève :

j’ai usé beaucoup de meuniers !

Moi, on savait me réparer,

eux c’était plutôt marche ou crève !

 

Mais un jour survint une fée

appelée électricité

qui sans la moindre charité

nous supplanta en peu d’années !

 

Fée pour les uns, pour nous sorcière !

Impossible de résister,

un à un nous avons fermé,

tous en déroute financière.

 

Je ne fus bientôt plus que ruines,

complètement abandonné,

ma roue cassée, mon toit crevé :

adieu meunier, adieu farine !

 

DSC00191

Photo personnelle

Pendant des dizaines d’années

je suis resté prostré et seul,

pas de tombe, pas de linceul :

une terrible destinée.

 

J’étais tout près de l’agonie

quand un miracle est survenu,

on m’a aidé et secouru :

je suis revenu à la vie !

 

Bien sûr pour moi plus de farine,

mais j’aime mon nouvel emploi,

il me plait d’avoir sous mon toit

des gens admirant ma vitrine !

DSC00205 (2)

Photo personnelle

C’est le résumé de ma vie,

si vous le trouvez trop succinct

un jour j’irais un peu plus loin

si vous en ressentez l’envie ! »

 

xxxxxxxxxxxxx

 

Je vais reprendre la parole,

simplement pour vous saluer

et vous priez de continuer

d’entretenir son auréole.

 

Gardez-lui bien, il la mérite,

il a vu les siècles passer

et il a failli trépasser,

que jamais elle ne s’effrite !

                              

                             Pierre Dupuis

 

  

 Le privilège du poète

est de savoir communiquer

avec les choses et les êtres

et ensuite de partager.

Publicités

A propos Pierre

Professeur à la retraite
Cet article, publié dans Poésie, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Avant dernier devoir de vacances :  » Le moulin de la Boulaye,  » … un poème de Pierre !

  1. Bernadette dit :

    Je suis d’accord pour que son auréole ne s’effrite pas, une fois! Foi(s) de Belge 😉

    • rotpier27 dit :

      Bonjour Bernadette !

      Par tous les seins, mieux vaut que les auréoles s’effritent que les aréoles ! … Un fois !

      As-tu déjà constaté que le moral des tamouls s’effritait facilement ? A Amsterdam ou ailleurs d’ailleurs !

      Bonne journée !

      Pierre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s