Juliette Gréco :  » Si tu t’imagines  » … Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier !

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

« Si tu t’imagines »

« Juliette Gréco » 

Une des chansons fétiches de la surnommée Jujube,

la muse des nuits de Paris de l’après-guerre …

Si tu t’imagines

Si tu t’imagines si tu t’imagines fillette fillette

Si tu t’imagines xa va xa va xa va durer toujours
La saison des za saison des za saison des amours
Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures

Si tu crois petite tu crois ah ah que ton teint de rose
Ta taille de guêpe, tes mignons biceps, tes ongles d’émail
Ta cuisse de nymphe et ton pied léger
Si tu crois petite xa va xa va xa va durer toujours
Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures

Les beaux jours s’en vont les beaux jours de fête
Soleils et planètes tournent tous en rond
Mais toi ma petite tu marches tout droit
Vers sque tu vois pas très sournois s’approchent
La ride véloce, la pesante graisse, le menton triplé
Le muscle avachi, allons cueille cueille, lles roses les roses
Roses de la vie et que leurs pétales soient la mer étale
De tous les bonheurs, allons cueille cueille si tu le fais pas
Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures.

Paroliers : Joseph Kosma / Raymond Queneau

Bon partage !

  

Rotpier

A propos Pierre

Professeur à la retraite
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4 commentaires pour Juliette Gréco :  » Si tu t’imagines  » … Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier !

  1. ANNE GUILLARD dit :

    Coucou Pierre,
    Une superbe chanson interprétée par cette grande dame qui vient de nous quitter.
    Je voulais partager avec toi cette chronique.
    « François Morel rend hommage à Juliette Gréco…
    Juliette Gréco en 1966 sur le plateau de l’émission « La valse à travers la Carte du Tendre » © AFP / Claude James / Ina
    Peut-être qu’un jour on se dira que c’est en 2020 que le vingtième siècle est précisément mort. Mort et enterré. Oui, le vingtième siècle, dont on se souviendra longtemps avec ses guerres mondiales, ses génocides, ses crises, ses catastrophes, sa Gestapo, ses rafles et ses camps d’internement, ses inventions, ses révolutions, ses découvertes, ses voyages dans l’espace, son envie de liberté et qui au détour d’un souvenir, d’un rêve, d’une utopie, continuait à vouloir survivre, contre toute évidence, à travers un dernier air de guitare, un furtif entrechat, une ultime chanson d’amour. « Ne vous déplaise, en dansant la javanaise. Nous nous aimions le temps d’une chanson. »
    Adieu Juliette qui, à 80 ans passés et avec un sens parfait de l’autodérision, avait raison de continuer à chanter avec une feinte mutinerie « Déshabillez-moi. Déshabillez-moi. Mais pas trop vite. Sachez me convoiter me désirer me captiver. »
    Peut-être qu’un jour on se dira que c’est en 2020, au mois de septembre, que le vingtième siècle est définitivement mort, emportant avec lui celle qui restait comme le dernier souvenir de ses aventurières et ses aventuriers, ses héroïnes et ses héros, ses personnages, ses génies, ses chansonniers, ses poètes, Boris Vian, Prévert, Sartre, Camus, et Simone de Beauvoir, et Anne-Marie Cazalis, et Ferré et Brassens et Brel et Béart et Gainsbourg. Et aussi Queneau, Raymond de son prénom, qui en tordant la syntaxe et en rigolant écrit des noirs présages sur le temps qui passe « Si tu t’imagines fillette fillette xa va xa va durer toujours la saison des za saison des amours »
    Adieu Juliette qui, dans un restaurant chic cracha dans la main du maître d’hôtel qui ne trouvait plus de place pour elle le jour où elle était justement accompagnée d’une personne de couleur nommée Miles Davis.
    Peut-être qu’un jour on se dira que c’est en 2020, en septembre, le 23 très exactement que le vingtième siècle est mort de sa belle mort avec son refus farouche de se faire enfermer dans quoi que ce soit, son insolence définitive, son irrévérence joyeuse. Les mesures de restriction, le confinement, on se doute bien que ce n’était pas pour elle. Autant tirer sa révérence, autant rejoindre on ne sait où, on ne sait comment ceux qui l’ont aimée, inspirée, passionnée. Ceux qui l’ont convoitée, désirée, captivée. Ceux qui l’ont fait vibrer, rire et chanter.
    Oui, autant arriver.
    Adieu Juliette. Merci madame. »
    Bises et bon weekend

    J’aime

  2. Photonanie dit :

    Un hommage incontournable. Quand tous les grands seront partis, il ne nous restera plus qu’à aller les retrouver…le plus tard possible. Ils n’auront qu’à nous attendre 😉
    Bon samedi (pourri) Pierre

    J’aime

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