Le poème du jour : « Les cris » … d’après le tableau d’Edvard Munch … par Pierre !

Il est certain que ce tableau et ce poème font froid dans le dos mais…  il faut de tout pour faire un monde et il existe des atrocités bien pires que celle-là…

 

Préambule :

Il y a dans ce tableau

quelque chose qui glace les os.

Une symbiose maléfique,

un assemblage pathétique,

quelque chose de pernicieux.

Quelque chose comme … un suaire

… un suaire gluant,  froid et vicieux

qui, sournoisement,

comme des sables mouvants,

enveloppe les êtres de façon tentaculaire.

.

  Le cri Evard Munch

« Le cri », tableau d’Edvard Munch

Les cris,

 

Au diapason

… ils sont au diapason.

Lui, le personnage,

elle, la nature.

Il n’y a pas un cri

… il y a des cris !

Qui provoque l’autre ?

Qui entraîne l’autre ?

Et ça crie !

Et ça dure !

Profonde déchirure

amorce de rupture

et le vide en dessous.

Ça tourbillonne,

ça frôle la torture

… c’est la torture !

Ça va droit dans le mur !

Seule perspective,

unique perspective :

la dérive

… la dérive encore

… la dérive et la mort.

 

Et ces deux-là qui s’éloignent

et ces deux-là, sourds au drame

… n’entendent-ils point ?

N’entendent-ils point 

ou … encore debout

sont-ils déjà morts ?

                   

                                            Pierre Dupuis

Déjà publié !

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A propos Pierre

Professeur à la retraite
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2 commentaires pour Le poème du jour : « Les cris » … d’après le tableau d’Edvard Munch … par Pierre !

  1. Photonanie dit :

    Ce tableau me fait froid dans le dos 😦 et ton poème descend encore la température de quelques degrés.
    Heureusement que je pars bientôt au soleil pour me réchauffer…
    Bonne journée.

  2. annemarieguillard dit :

    Cette toile de Munch achevée en 1893 t’a inspiré un poème poignant.
    Le cri est son œuvre majeure, la plus populaire. J’ai lu à ce propos les sources d’inspiration de l’œuvre de Munch. Elles seraient autobiographiques et proviennent de son vécu, mais surtout de son vécu intérieur. A l’époque où il a peint ce tableau, il vivait assez près à la fois d’un abattoir et d’un asile psychiatrique où résidait sa sœur et il semble que l’anxiété du personnage principal tout comme la tristesse du ciel orange apocalyptique soit une référence à son trouble bipolaire ou aux maladies mentales en général. Son but n’est en aucun cas de représenter le réel, même sous une forme impressionniste, mais de transmettre ce qu’il ressent à partir d’une perception visuelle.
    Un expressionniste avant l’heure qui avait du pré-sentir toutes les horreurs commises au cours du vingtième siècle….
    Bises et bon mardi

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